LA COLLECTION D'HELIOGRAVURES

D'IMAGINEO

La Galerie Imagineo édite une collection d'héliogravures. à raison d'une nouvelle hélio par trimestre. La première a été réalisée à l'occasion de l'exposition de Dans Aucante en octobre 2013.

A terme, cette collection comportera 12 héliogravures réalisées par Fanny BOUCHER de l’atelier HÉLIO’G sur papier pur chiffon en 40 X 50 cm,
Chaque hélio, d'un photographe différent, est tirée à 50 exemplaires, numérotées et signés par l'auteur,

PRIX DE VENTE  : de 150 € PIÈCE à 380 € PIÈCE

 

Une héliogravure, qu'est-ce que c'est ?

 

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Historique de l’héliogravure

L’héliogravure au grain est un procédé du XIXe siècle permettant le transfert d’une image photographique sur une plaque de cuivre par l’intermédiaire de gélatine photosensible. Il est considéré comme le plus beau mode d’impression d’images photographiques.

L’héliogravure a tenu un rôle essentiel dans la découverte de la photographie, à laquelle son histoire reste étroitement liée. Ce fut Niepce qui, vers 1826, jeta les bases des procédés photomécaniques en découvrant les propriétés photosensibles du bitume de Judée : il réalisa la première reproduction photomécanique, une gravure du Cardinal d’Amboise, qu’il réussit à graver sur une plaque d’étain.

Puis, pendant près de 50 ans, le procédé va être amélioré par Talbot, Nègre et bien d’autres grands pionniers de la photographie. Finalement, c’est en 1879 qu’un imprimeur viennois Karl Klic, reprenant les travaux de Talbot, Poitevin, Swan et Nègre, aboutit au procédé de l’héliogravure au grain pour produire des images aux dégradés de gris subtils à partir de plaques gravées.

Les photographes tels que Peter Henry Emerson, Alfred Stieglitz, Alvin Langdon Coburn et Edward Curtis, séduits par les qualités de ce procédé, l’ont privilégié pour réaliser la plupart de leurs tirages. Parallèlement, ce magnifique procédé fut mis au service de l’art traditionnel en permettant enfin une reproduction fidèle des oeuvres qu’elles soient dessins, peinture, sculpture…

Depuis la fin de la seconde guerre mondiale, l’héliogravure n’est pratiquée que par quelques rares ateliers dans le monde, demeurant aux yeux des photographes le procédé le plus fin pour retranscrire leurs images.

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du premier tirage

Étapes du déroulement d'un tirage en héliogravure

- Réalisation d’un film positif demi-teintes (absence de trame) à partir d’un original (négatif, tirage papier ou fichier numérique).

- Insolation du film sur un papier gélatiné rendu photosensible après immersion dans un bain de bichromate de potassium.

- Transfert du papier gélatiné sur une plaque de cuivre préalablement grainée (aquatinte très fine).

- Dépouillement de la gélatine dans un bain d’eau chaude laissant apparaître sur la plaque l’image photographique en différentes épaisseurs de gélatine (les parties fines correspondant aux noirs du cliché et les parties épaisses aux hautes lumières).

- Séchage de la gélatine

- Morsure de la plaque dans différents bains d’acide (perchlorure de fer). Les noirs sont attaqués en premier, puis les gris, puis les hautes lumières dans les dernières minutes. Les valeurs de gris du cliché sont donc traduites sur le cuivre par différentes profondeurs de taille: les noirs sont profondément gravés et les valeurs les plus claires très peu.

- Impression taille-douce du cuivre héliogravé. La plaque est recouverte d’une épaisse couche d’ encre pigmentée à base d’huile, puis essuyée pour ne laisser l’encre que dans les creux. La matrice est ensuite posée sur le plateau de la presse taille-douce, recouverte d’un papier chiffon humidifié, puis passée entre les rouleaux. La pression exercée permet au papier d’aller chercher l’encre au fond des tailles.

L'épreuve finale est donc constituée d’épaisseurs d’encre dont la moindre variation traduit fidèlement toutes les nuances de gris du cliché original. A ce titre, le tirage héliogravé peut être vu en trois dimensions, avec une épaisse couche d’encre dans les ombres et une fine couche d’encre dans les hautes lumières. Au sens de la vue requis par la photographie s’ajoute donc celui du toucher en héliogravure.

textes : Atelier Hélio'g - Fanny Boucher

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